Moins de 1 % des plaintes pour cyberharcèlement aboutissent. Et si la tech changeait ça ?

5 millions de plaintes, moins de 500 condamnations. Le teardown technique de SafeBear et 5 leçons pour fondateurs, avec les experts DEX.

Par Digital ExpertizeMis à jour le 23 octobre 2026
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Teardown pour fondateurs de start-ups à impact · Entretien Bayo Jordy · Digital Expertize (DEX)

Une bonne cause ne suffit pas : il faut un produit techniquement solide

Selon les chiffres cités dans la vidéo (donnés de mémoire par l’invité), la France compterait plus de 5 millions de plaintes pour cyberviolences, pour moins de 500 condamnations : même pas 1 %. Les preuves sont contestées, les plateformes réagissent lentement, et les parents comme l’école manquent d’outils.

Dans cet entretien, Bayo Jordy (Digital Expertize / DEX), aussi connu sous le nom de Jordy Bayo, reçoit Jérémy Guillon, directeur général et cofondateur de SafeBear, une start-up française contre le cyberharcèlement. Pour un fondateur, c’est un cas d’école : voici ce que SafeBear a dû construire, et ce que cela enseigne aux dirigeants de start-ups à impact.

Regardez la vidéo complète sur YouTube ou explorez la chaîne Digital Expertize.

En bref : le teardown en trois lignes

  • Le problème : le cyberharcèlement reste presque impuni, faute de preuves exploitables.
  • La réponse : un produit tech, avec une IA, un coffre-fort de preuves, une application et des intégrations.
  • La leçon : chaque brique demande un profil technique précis, dès le MVP.

Idées clés de l’entretien, et la leçon pour votre start-up

Cet entretien sur le cyberharcèlement explique pourquoi si peu de plaintes aboutissent, ce que peuvent faire les victimes et les parents, et quelles solutions émergent. Chaque thème se termine sur la leçon pour votre start-up.

  • < 1 %

    Plaintes qui aboutissent

    Plus de 5 millions de plaintes pour cyberviolences, moins de 500 condamnations, selon les chiffres cités dans la vidéo (donnés de mémoire par l'invité).

  • 360°

    Protection parent-enfant

    Le parent est alerté si son enfant est harcelé, mais aussi s'il harcèle, sans contrôle parental intrusif.

  • 1 clic

    Plainte avec preuve certifiée

    Depuis l'application, la preuve chiffrée est envoyée à un policier ou à un gendarme sans que la victime ait à tout archiver.

  • Preuves & Justice

    Pourquoi si peu de plaintes aboutissent : une loi difficile à appliquer, des captures d’écran contestables et des preuves qui tombent à l’eau devant le juge. Pour votre start-up : une preuve exploitable est un problème d’ingénierie, chiffrement et horodatage compris.

    • Plus de 5 millions de plaintes, moins de 500 condamnations (chiffres cités)
    • Pourquoi une loi très dure est rarement appliquée aux mineurs
    • Captures d'écran, huissier, juge : le problème de la preuve
    • Ce qu'est une preuve certifiée et chiffrée de bout en bout
  • Fausses Solutions & Modération

    Supprimer des messages ne protège pas la victime. Jérémy explique pourquoi certaines solutions relèvent du marketing plus que de la protection. Pour votre start-up : un produit indépendant des plateformes doit fonctionner même si elles ne coopèrent pas.

    • Pourquoi la modération humaine revient à « mettre la poussière sous le tapis »
    • Pourquoi les plateformes n'ont pas intérêt à agir, selon Jérémy
    • Le rôle de « garde du corps » plutôt que de censeur
    • Pourquoi une solution indépendante des plateformes
  • Comment fonctionne SafeBear

    Une IA analyse les messages privés et publics avec l'accord de l'utilisateur, puis certifie les contenus répréhensibles dans un coffre-fort numérique. Pour votre start-up : la qualité de la détection par IA et la sécurité du coffre-fort font la valeur du produit.

    • Analyse des messageries et des commentaires sans intervention humaine
    • Preuve labellisée et chiffrée dans un coffre-fort
    • Bouton « Me défendre » : envoi au policier ou au gendarme
    • Ne jamais altérer l'expérience de l'utilisateur
  • Parents, École & Cybervolences

    Le cyberharcèlement n'est qu'une partie des cybervolences. Cette partie aborde le manque d'information des parents, le rôle de l'école et la parentalité numérique. Pour votre start-up : une application que les familles n’ouvrent pas ne protège personne, l’adoption se conçoit.

    • Cybervolences : pédocriminalité, grooming et au-delà
    • Parents et école : un manque d'information constant
    • Enfant harcelé ou harceleur : la protection à 360°
    • Écrans trop tôt, imitation des créateurs : la parentalité numérique
  • Business & Feuille de Route

    Partenariat Orange, trois modèles économiques, brevets et prochaines étapes : l'envers du décor d'une start-up à impact social. Pour votre start-up : chaque nouveau canal (WhatsApp, Discord, image, vidéo) demande une infrastructure scalable.

    • Safer Phone d'Orange, depuis juillet 2025
    • B2C, B2B via partenaires et B2B en entreprise (Teams, Slack, Discord)
    • Prochaines plateformes : WhatsApp et Discord
    • Analyse d'images et de vidéos, puis une V3 de la solution
  • Plateformes, Régulation & Entrepreneuriat

    Qui est responsable des contenus ? Faut-il interdire les réseaux aux mineurs ? Jérémy défend une autre approche et donne un conseil aux futurs entrepreneurs. Pour votre start-up : constituez l’équipe technique tôt, dès le MVP.

    • CGU : la responsabilité de l'utilisateur et des plateformes
    • Pourquoi un VPN ne rend pas anonyme, selon Jérémy
    • Interdire ou réguler : prohibition, VPN et téléphone en classe
    • Entreprendre sans craindre l'échec

Le teardown : ce que SafeBear a dû construire

Derrière la promesse, quatre briques techniques. Chacune pose un défi d’ingénierie et appelle un profil précis.

Les 4 briques

  1. 1

    Une détection par intelligence artificielle

    Avec le consentement de l’utilisateur, la solution analyse messages et commentaires et repère les contenus préoccupants. Le défi : la précision, car trop de faux positifs font décrocher les utilisateurs. Le profil : un ingénieur IA / NLP.

  2. 2

    Un coffre-fort de preuves

    Les éléments sont conservés dans un espace sécurisé et peuvent être transmis à un policier ou à un gendarme. Le défi : l’intégrité des données, avec chiffrement, horodatage et conformité RGPD. Le profil : un développeur back-end & sécurité.

  3. 3

    Une application pour les familles

    Le parent est alerté si son enfant est harcelé, mais aussi s’il harcèle. Le défi : l’adoption, car une application doit être simple et fiable au quotidien. Le profil : un développeur mobile Flutter ou React Native.

  4. 4

    Des intégrations avec les plateformes

    X, Snapchat, Instagram et TikTok, puis WhatsApp, Discord, l’image et la vidéo. Le défi : suivre les usages en respectant le consentement et les contraintes de chaque plateforme. Le profil : des développeurs back-end et un expert DevOps / Cloud.

Les erreurs à éviter pour un fondateur

  • Construire la détection avant la preuve

    Ici, le vrai point de blocage n’est pas de repérer le harcèlement, c’est de prouver les faits.

  • Ajouter la conformité après coup

    Consentement, chiffrement et RGPD se pensent dès l’architecture.

  • Dépendre des plateformes

    Votre produit doit fonctionner même si elles ne coopèrent pas.

  • Négliger l’adoption

    Une application que les familles n’ouvrent pas ne protège personne.

  • Constituer l’équipe trop tard

    IA, mobile, sécurité et cloud : chaque brique a besoin de son expert dès le MVP.

Et pour votre entreprise ?

Vous construisez une solution comme SafeBear ? Les développeurs, nous vous les plaçons.

Détection par IA, preuves chiffrées, apps mobiles, intégrations WhatsApp et Discord : une start-up à impact a besoin d’une équipe tech solide dès le MVP. Recruter ces profils en France prend des mois et coûte cher. Digital Expertize place des experts dédiés qui travaillent dans votre équipe, sur votre produit, au quotidien, et DEX Management place des leaders delivery et produit pour piloter le chantier.

  • Jusqu’à 6xmoins cher qu’un recrutement en France
  • < 4 semainespour une équipe opérationnelle
  • 100 %dédiés à votre projet, intégrés à vos outils et vos stand-ups
  • Garantiede remplacement contractuelle si le profil ne convient pas
  • Ingénieur IA / NLP

    Modèles de détection de messages haineux ou de grooming, réduction des faux positifs, amélioration continue.

  • Développeur mobile (Flutter, React Native)

    Application parent-enfant, alertes en temps réel, expérience sans friction pour l’utilisateur.

  • Développeur back-end & sécurité

    Coffre-fort de preuves chiffrées, horodatage, conformité RGPD et envoi sécurisé aux autorités.

  • DevOps / Cloud

    Infrastructure scalable, monitoring et intégrations API (WhatsApp, Discord, Teams, Slack).

Concrètement : 40 à 70 % d’économie par rapport à un recrutement temps plein en France, sans freelance ni prestataire externe. Ce sont des experts Digital Expertize qui travaillent comme vos propres collaborateurs.

Vous avez un produit à impact à construire ?

15 minutes pour regarder votre projet, vous dire quels profils il vous faut et ce que cela coûte avec Digital Expertize.

  1. Partie 1 : Jérémy Guillon, de l'ingénierie du son à SafeBear

    Jérémy Guillon, directeur général et cofondateur de SafeBear, retrace son parcours : ingénierie du son, boîte de production tournée vers le gaming, puis streaming. Il explique pourquoi il a arrêté de streamer du jour au lendemain.

  2. Partie 2 : Le déclic : vécu du cyberharcèlement, loi trop dure, preuves et fausses solutions

    Jérémy explique pourquoi un produit à impact social doit venir de ses propres racines. Il revient sur son vécu du cyberharcèlement, puis détaille les blocages : une loi difficile à appliquer, des preuves contestables et des solutions de modération qu'il juge trompeuses.

  3. Partie 3 : Comment fonctionne SafeBear : IA, coffre-fort numérique et plainte en un clic

    Une IA analyse les messageries privées et les commentaires publics, avec l'accord de l'utilisateur, puis certifie les contenus répréhensibles dans un coffre-fort numérique. Jérémy explique aussi pourquoi SafeBear reste indépendant des plateformes.

  4. Partie 4 : Cybervolences, école et parents : un manque d'information

    Le cyberharcèlement n'est qu'une partie des cybervolences. Jérémy évoque le manque d'information des parents et de l'école, des conseils de prévention qu'il juge contre-productifs et un débat public qu'il trouve brouillé.

  5. Partie 5 : Résultats et modèle économique : Orange Safer Phone, personnalités protégées, B2C et B2B

    Depuis juillet 2025, SafeBear est inclus dans l'offre Safer Phone d'Orange destinée aux mineurs. Jérémy détaille les preuves certifiées, la protection à 360° pour les parents, les trois modèles économiques et la volonté de ne jamais altérer l'expérience de l'utilisateur.

  6. Partie 6 : Roadmap : WhatsApp, Discord, image, vidéo et intégration native

    Aujourd'hui X, Snapchat, Instagram et TikTok sont couverts. Jérémy présente la suite : WhatsApp, Discord, analyse d'images et de vidéos, V3 de la solution et intégration native chez les plateformes. Il aborde aussi le métier de patron, l'entrepreneuriat en France et la confusion entre IA et IA générative.

  7. Partie 7 : Plateformes, parentalité et interdictions : ce qu'on dit peu sur le cyberharcèlement

    Qui est responsable de ce qui est publié ? Jérémy distingue la responsabilité de l'utilisateur et celle des plateformes, explique pourquoi harceleur et harcelé se confondent souvent et défend la régulation plutôt que l'interdiction. Il termine par un conseil aux futurs entrepreneurs.

Votre idée peut protéger des milliers de personnes. Il lui manque une équipe.

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